texte à lire !! (sur la notion d'amour)
Bonjour ! je vous ai trouver ce texte qui me parle BEAUCOUP et je désirais le partager avec vous. j'espère qu'il vous plaira..........
Sans la conscience, tout ce que l’homme fait sur la terre n’a pas beaucoup d’intérêt. L’éveil intérieur de ce trésor est donc fondamental. Une conscience éveillée peut en éclairer des milliers d’autres, et transformer le monde.
Tu penses, à ceci ou cela, à aller dans telle ou telle direction, et cette pensée continue, comme un cheval fou. Cette énergie est là parce que l’être pousse. C’est cette énergie qu’on appelle l’existence. Mais le contenu de la pensée est tout autre chose. Il est impossible que la forme de la pensée reste et résiste à la poussée de l’être.
Et puisque c’est impossible, tu peux voir que le contenu de la pensée est sans intérêt et sans relation avec ton existence profonde. Ce n’est pas ton âme qui pense mais elle qui produit la pensée par son mouvement en avant. Les formes qui voudraient rester ou la volonté qui tente de les faire rester, ce n’est pas ton âme. Ce sont ces habitudes, ces tensions. Les pensées ne sont pas différentes des rêves. On pense aux choses parce que ces choses se sont insérées dans ce courant d’existence, qu’elles habillent cette énergie et lui donnent une forme. Les choses de la vie laissent des traces dans ce mouvement et deviennent ce que tu penses.
Elles ne sont que des formes, elles vont, elles viennent, elles sont sans importance. Un courant avance en éliminant la rétention et ce qui s’accroche aux formes, au contenu de la pensée, ce moment, cette énergie qui distingue à la fois son mouvement et son contenu est ce qu’on appelle la conscience. La pensée, elle, se fige sur une forme qu’elle a prise et qu’elle veut répéter et défendre, et perd cette vision du mouvement perpétuel, éternel, qu’est cette énergie, cette Présence, cet être, la vie.
Plus tu crois en quelque chose, moins tu vis. Tu feras la distinction entre l’être Divin, et tout autre chose ou ce qui se prend pour autre chose, l’ego. C’est dans la confusion entre l’énergie de la vie et le contenu figé de la pensée, la croyance, que naît l’émotion et son emportement. Dans le discernement entre ce qui est Divin et ce qui est individuel et fermé, l’émotion ne meurt pas mais redevient le lien entre le Divin vivant en toutes choses et Ses manifestations différenciées.
Elle redevient le sentiment suprême, l’Amour. La moindre émotion n’est pas seulement le signe d’une confusion, mais encore de la poussée de l’Amour vers le grand jour. Tu sais ce qu’est être. Tu peux te sentir simplement exister et tu connaîtras l’être. Il n’y a rien d’autre. Même si les pensées fortes de leur contenu encombrent cette expérience, cela n’a pas d’importance. Etre précède tout. Pars de là et va dénicher comment cette énergie devient une forme par la croyance, la certitude, l’éducation.
Regarde alors si tu peux détacher l’un de l’autre, comme un jeu. Tente cette expérience de te libérer des certitudes sur quoi que ce soit.
Ce que nous avons déposé sur la route est comme ce qu’on ramasse pendant les promenades, une jolie feuille, un caillou, puis au moment de se lever après le pique-nique, on a laissé le caillou et maintenant on revient le chercher.
Ce n’est pas douloureux, c’est juste une présence à soi, un instant de présence à soi-même, un instant de vigilance totale, un instant où nous étions complètement là et ce caillou que nous revenons chercher maintenant, aujourd’hui, est le symbole d’un moment d’extraordinaire simplicité et de Présence.
Pour chacun le caillou aura une forme, une couleur différente. Il s’agit d’une chose ordinaire, qui s’inscrit dans la vie, dans un passage, un chemin, une promenade. Pas plus d’importance. Qui accorde de l’importance à cette chose ? Qui y met de la gravité ? Il n’y a pas de gravité à mettre dans le travail, dans ce processus d’aller rechercher le petit morceau de conscience qui nous manque. Rien n’est grave, même si au passage les larmes viennent, le ventre se noue, nous savons qu’il n’y a rien de grave. Juste savoir cela permet peut-être déjà de se saisir du caillou, de le retrouver.
Tout doucement nous quittons la tête et descendons vers ces régions plus instables en apparence. Tout doucement nous quittons la tête, nous détachons nos mains du rocher. Plus de prise, plus d'accroche. Les mains glissent, l'être se laisse tomber. Physiquement, au centre, quelque chose qui s'était noué peut se défaire. Si seulement nous quittons la tête, si nous détachons les ongles et les doigts de la roche qui semble nous retenir. A présent nous pouvons lâcher, laisser glisser ce corps, cette résistance dans le précipice qui s'offre à elle. Je lâche, je n'essaie plus de me retenir. Il n'y a plus rien à quoi se retenir, même pas des rêves. J'ai vu combien mes rêves étaient illusion.
Tout mon corps est tendu dans un dernier mouvement de volonté devant le vide immense, dont je ne vois pas le fond et qui me donne comme la certitude que je vais mourrir. Je vous le dis: vous allez mourir. C'est inévitable. Il est bon de sentir, de savoir qu'on va mourir. Vous allez mourir, tomber. De là-haut, encore accroché à la roche, à un dernier espoir, une illusion, regardez ce précipice, ce fond ou semble couler une rivière minuscule. Il faut tomber, il faut lâcher, il faut se jeter, maintenant. Un tourbillon léger comme celui d'une feuille morte dans le vent, et puis aucune sensation autre que celle que tout est accompli. JE vole, je suis un oiseau, j'ai perdu pied, j'ai lâché prise, je n'existe plus. J'ai lâché la tête. C'est le vide de l'Amour, un précipice immense, vide et plein. N'essaie pas de t'y retrouver, n'essaie pas d'y comprendre quelque chose, ne tente rien, n'attend rien. C'est hors de tout contrôle, hors de toute maitrise. Tu tombes enfin, après une longue chute. Tu dis, te relevant à peine : est-ce que je suis mort? Tu te réveilles, tu es vivant. Comprends-tu? Lâche la tête maintenant, et vas là ou tu as mal. Lâ ou c'est instable et trouble, là ou c'est chair et sang aussi, là ou c'est plein de ce que tu ne veux pas vivre, et vis-le. Pleinement, en conscience.
En tombant dans le coeur, tu réalises que tu n'étais pas dans la conscience, que la conscience et le coeur sont Un, que là ou je suis, là ou tu es maintenant, il y a Un, sans logique ni raison. Tu te jettes pour mourir et tu te retrouves libéré vivant. Libère-toi. Personne ne peut le faire pour toi, personne ne peut lâcher pour toi, personne ne te dira le mot ultime, ne te donnera la dernière clef; personne! Elle est au fond de ton coeur, dans le ventre. Elle est là où tu as mal et où tu guéris. Tu cherches Dieu, Il est là, Il est là.
Cette vie n'est pas une suite chaotique de hasards mais la marche intelligente vers l'accomplissement de ce que tu es vraiment. N'aie pas peur de perdre ou de te tromper ou d'échouer même dans le monde, tout cela s'en va avec le flot, quand nous demeurons pour l'éternité. Fais confiance à ton coeur qui est beau et large, fais-lui confiance plus qu'au reste, plus qu'aux autres et plus surtout qu'à ton esprit, à ta faculté de trier. Fais confiance à ce coeur généreux et fragile qui sait ou il va, où il te mene. Il te reste une seule chose à faire: devenir conscient, devenir consciente. C'est la seule chose qui te ramene à Dieu. Le manque de conscience est la seule chose qui t'en éloigne.
Maintenant, va dans le monde et n'aie pas peur car la peur et la menace sont des choses que tu as inventées et que tu peux effacer dans l'instant, si tu le souhaites, si tu vois que tu n'en as pas besoin.
Aujourd'hui, cette présence dit que nous sommes assis dans l'illimité, que c'est notre cadeau et que c'est aussi notre devoir qui se dessine. Maintenant, la Présence est là parce que nous l'avons invités, que c'est elle qui préside, que c'est Elle qui n'est rien d'autre que ce que nous sommes - qui commande, Elle qui regarde, Elle qui écoute. Ouvrez votre coeur, c'est le seul travail que nous ayons à faire, car il n'en existe véritablement pas d'autre.
La vie t'aime. Regarde ce qu'ont construit les hommes, et ce que les saisons font naitre et mourir, respire tout cela par tous les pores de ta peau et dis-toi: «Je suis avec cela, à travers tout cela». Essaie de sentir que la vie t'aime, que les saisons sont là pour toi, que les hommes ont construit ce monde pour toi également, et qu'à ta manière, tu y as participé, même si tu ne t'en souviens pas. Vois que la terre aime que tu fasses ce pas, que tout ce que tu as et tout ce que tu es est Bon, Parfait. Respire les choses comme tu respires l'air par tes poumons, fais-le par la peau, l'esprit, l'attention. Lève-toi le matin et dis-toi: «Comme Dieu me le propose, je vais respirer toutes choses par mon âme aujourd'hui. A chaque instant, je regarderai ainsi si je suis dans ce coeur généreux et discret, qui communie avec la vie ou si je suis autre chose à chercher ce qui n'existe pas, ailleurs ou ici? »
Et en réponse à ces question, ne dis pas de mots, ni : « Oui » ni «peut-être», ni «Je ne sais pas comment faire». Reviens à l'absence de la pensée et va sentir en ton coeur, en ton âme, comment résonne en toi chaque chose de la vie.
Dans la simplicité il est possible de voir. Dès lors que le trouble cesse face à l'éternité, dès lors que les hoquets de l'éternité que sont l'individualité et la mortalité cessent, alors le coeur comprend, le coeur prend et voit. Les portes s'ouvrent, parce que le vivant est invisible aux yeux, inaudible, il change infiniment de formes. Laisse-toi absorber par la hauteur et par la profondeur de ce concept qui est le seul réel. Laisse-toi porter par toutes les notes que tu joues dans ta destinée : l'amour, la peine, laisse-toi porter par la présence et par l'absence, l'affection, la distance... Ainsi, ton voyage sera beau, simple, sans heurt, joyeux. La joie est possible dans la douleur, dans la distance et dans l'absence. La joie est évidente dans l'affection, dans la proximité et dans l'amour, et c'est toujours cette même joie qui nait et se manifeste dans la vision que l'âme a d'elle-même.
L'Amour qui nous guide
Par: Le groupe Présence
."L'Amour qui nous guide, entretiens avec le Divin"
volumes 1,2, 3 et le volume 4 inédit
maintenant réunis en un seul volume !

